Archives de la catégorie nos lecteurs ont aimé

Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#81)

« Le monde après nous »
de Rumaan ALAM

Thèmes : couples ; différences ; nature ; peur ; monde

Un couple blanc de la classe américaine moyenne, Amanda et Clay, passe ses vacances dans une luxueuse villa de Long Island. Archie, leur adolescent et Rose, leur fille de 13 ans profitent avec leurs parents de la superbe piscine et de la nature environnante peuplée d’animaux sauvages. Merci Airbnb !     Une fois leurs affaires rangées, le frigo rempli à ras-bord de nourriture et leur repas partagé, chacun se retrouve avec ses pensées et ses instincts pas toujours avouables. Le deuxième jour des vacances, quand on frappe à leur porte, ils ouvrent avec méfiance et sont stupéfaits d’apprendre que de sont les riches propriétaires noirs de la villa qui ont fui leur appartement new-yorkais à cause du black-out. D’ailleurs tout le monde déplore l’absence totale de communication via la télé et Internet. Leurs téléphones portables ne sont plus d’aucune utilité. Clay et Amanda accueillent -ou se sentent obligés d’accueillir- le couple qui vient les importuner, mais ont-ils le choix ? Alors qu’une cohabitation improbable se met en place, un Bruit énorme et inquiétant retentit à l’extérieur, peut-être une bombe ? Mais personne n’en sait rien et la tension monte d’un cran.

L’auteur nous livre une étude de mœurs au scalpel de quatre adultes et deux adolescents que tout oppose et qui pourtant vont devoir s’unir quand les évènements inquiétants  s’enchaînent. Un huis-clos qui ne laissera aucun repos au lecteur.

Évidemment, ils n’avaient jamais entendu rien de tel. On n’entendait pas ce genre de bruit, on le vivait, on le subissait, on y survivait, on en était témoin. On pouvait raisonnablement affirmer que leurs vies s’étaient scindées en deux : la période d’avant le Bruit, et la période d’après. C’était un bruit, mais aussi une confirmation. Il s’était passé quelque chose, quelque chose se produisait, c’était en cours, ce Bruit était la confirmation tout en demeurant un mystère.

« Le monde après nous » de Rumaan ALAM – Seuil – 297 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#80)

« Pourquoi pas la vie »
de Coline PIERRÉ

Thèmes : poétesse ; création ; suicide ; introspection ; vie ; maternité ; féminisme ; Angleterre ; années 60

Derrière ce titre enjoué se cache un drame, celui de la poétesse américaine Sylvia Plath morte en 1963. Dans l’ombre de Ted Hughes, son mari également poète, elle éprouve des difficultés à percer dans le milieu littéraire alors que Ted est unanimement reconnu comme l’un des plus grands poètes de sa génération. « grâce à son statut d’homme » pense amèrement Sylvia. Elle peine à concilier maternité, création, répondre aux normes de la société et son besoin d’indépendance. Alors qu’elle était étudiante à l’université, elle séjourne brièvement en unité psychiatrique après une première tentative de suicide. Puis elle se marie avec Ted, deux enfants naissent de cette union, ils s’installent en Angleterre. Sylvia découvre que Ted a une liaison, ce qui va faire resurgir son mal de vivre incurable et de nouveau le suicide s’impose à elle.

Sylvia Plath s’est suicidée en 1963 alors qu’elle avait à peine 30 ans. L’auteur imagine ici une fiction dans laquelle Sylvia a réchappé à la mort et trouve un nouveau désir de vivre en se libérant du joug masculin.

Dans l’Angleterre des Sixties où les Beatles et les Rolling Stones commencent à apparaître sur les scènes londoniennes, Sylvia s’affirme dans son rôle de romancière, poétesse, créatrice, mère attentionnée. Malgré la noirceur du propos, un roman tendre et jubilatoire sur une icône féministe des années 60.

J’ai l’impression que j’apprends à faire du vélo sans roulettes. C’est à la fois grisant et effrayant. Je touche du doigt une liberté nouvelle, mais je ne suis pas sûre de vraiment savoir me maintenir en équilibre. Et surtout, je n’arrête pas de me demander : et si je me cassais la figure ? Et si subitement je ne savais plus faire, plus exister seule ?

« Pourquoi pas la vie » de Coline PIERRÉ – L’Iconoclaste – 391 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé  » (#79)

« Hamnet »
de Maggie O’FARRELL

La perte d’un enfant au XVIè siècle, au sein d’une famille anglaise. Cet enfant n’est pas n’importe qui. D’abord c’est le frère jumeau de Judith, une petite fille qui ressemble trait pour trait à son frère. Beaucoup de gens les confondent. De quoi est mort ce petit garçon ? De la peste, véhiculée par des rats. C’est le début d’une épidémie. Si au départ c’est la petite jumelle qui en est atteinte, c’est pourtant son frère qui en mourra. Judith s’en sortira indemne. Leur mère, Agnès, est pourtant grande connaisseuse des plantes qui guérissent. Les villageois font souvent appel à ses remèdes pour soigner leurs maux.  Agnès a toujours gardé l’habitude d’errer dans la nature et a le don d’observer les âmes et d’anticiper les événements. Mais jamais elle n’aurait pu croire en la disparition de son fils. Son mari, le père de ses enfants est presque toujours absent de la maison. Il est revenu trop tard après la mort du petit garçon. Ses affaires le mènent trop souvent à Londres où il crée et joue des pièces de théâtre qui connaissent de plus en plus de succès. Cet homme n’est jamais nommé dans ce livre, c’est William Shakespeare. Son fils s’appelait Hamnet, (proche d’Hamlet, titre d’une de ses plus célèbres oeuvres).

Mon appréciation : une écriture sensible et romanesque pour décrire les liens qui unissent le frère et la soeur, le deuil impossible du couple atypique formé par Agnès une mère aimante et proche de la nature, et son mari lettré, jugé improductif par son père artisan gantier et colérique.

Agnès cligne des yeux. Elle se trouve bien là, dans le théâtre de son mari, où le spectacle  va commencer. Deux acteurs se tiennent sur la scène en bois, discutent entre eux comme si personne ne les regardait, comme s’ils étaient parfaitement seuls… Tout à coup, les acteurs parlent d’une vision qu’ils redoutent. Agnès comprend soudain. Ce dont ces hommes discutent, ce qu’ils cherchent, ce qu’ils attendent est une apparition, un fantôme. Ils le veulent et le craignent en même temps.

« Hamnet » de Maggie O’FARRELL – Belfond éditions – 368 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#78)

« NUMÉRO DEUX »
de David FOENKINOS

Devant l’énorme succès du roman Harry Potter, J. K. Rowling accepte qu’il soit adapté au cinéma. Mais il faut trouver celui qui jouera le rôle principal.
« Numéro deux » raconte les coulisses de ce choix et la vie de celui qui n’a pas été retenu, celui dont personne ne connaîtra l’existence et qui va le vivre comme un échec personnel.

Mon appréciation : « Une lecture très agréable que ce « Numéro deux », un petit roman facile à lire, réussi mais sans prétention.
J’ai retrouvé les émotions des personnages et le traumatisme de l’échec. Mais ce n’est en aucun cas le meilleur de FOENKINOS.

Annick

« Numéro deux » de David FOENKINODS – Gallimard éditions – 240 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#77)

« LA PATIENCE DES TRACES »
de Jeanne BENAMEUR

De nos jours, Simon laisse tomber un bol en faïence bleu et quelque chose se brise en lui. Lui qui n’a jamais voyagé va prendre un aller simple pour les îles japonaises. Accueilli par Madame Ito et son mari, Simon va prendre le temps de nettoyer les traces laissées par le temps au plus profond de son être.

Mon appréciation : « Jeanne BENAMEUR est un auteur à la plume délicate, douce, élégante et poétique. Prenez une pause, laissez Jeanne BENAMEUR allonger le temps, déposer sa prose au ralenti, offrir ce magnifique moment de respiration tout en vous invitant à partir à la recherche de vous-même ».

Annick

« La patience des traces » de Jeanne BENAMEUR – Actes Sud éditions – 208 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#76)

« Né sous une bonne étoile »
d’Aurélie VALOGNES

A l’école il y a les bons élèves et il y a Gustave. C’est un enfant doué pour rêver mais pas pour étudier. Sa mère, sa sœur sont présentes pour lui mais rien n’y fait.
Arrive le jour de la rentrée au CP et c’est la catastrophe, le décrochage. Ce que l’école lui propose ne convient pas à Gustave.
Et puis un jour il rencontre un prof qui va lui montrer le chemin de sa personnalité et le monde va enfin s’ouvrir pour le petit garçon.

Mon appréciation : « Aurélie Valognes signe un roman tendre sur les enfants en difficulté scolaire qu’on laisse sur le bas-côté, ceux qui ne font pas la fierté de leurs parents. Derrière la honte se cache une terrible souffrance pour ces enfants différents. Ce roman se déguste bien au chaud, le nez dans les étoiles et les orteils dans le sable fin. Ce dernier roman nous fait un bien fou… »

Annick

« Né sous une bonne étoile » d’Aurélie VALOGNES – Mazarine éditions – 340 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#75)

« La charmante librairie des jours heureux »
de Jenny COLGAN

Thèmes : Ecosse ; Highlands ; librairie

Nina, vingt-neuf ans, est bibliothécaire à Birmingham et refuse la fermeture de l’établissement. Un jour elle a l’idée d’acheter un van pour le transformer en bibliothèque itinérante. Cette décision va changer sa vie.

Elle regardait désespérée les milliers de volumes autour d’elle. Condamner ne serait-ce qu’un seul d’entre eux à la décharge était un crève-cœur pour elle. A ses yeux cela équivalait à fermer un refuge pour chiens…

Mon appréciation : « J’ai beaucoup aimé. C’est très bien écrit. Cette jeune fille qui aime non seulement les livres mais aussi les gens m’a touchée au cœur. »

Marie-Claude

« La charmante librairie des jours heureux » de Jenny COLGAN – Prisma éditions – 480 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#74)

« Juste derrière moi »
de Lisa GARDNER

Thème : roman policier

Sharlah, jeune ado de treize ans, malmenée par la vie, se retrouve élevée dans la famille de Pierce et Rainie. Il y a quelques années, son frère Telly a tué leur père ; mais pourquoi ?
Alors, lorsqu’une autre tuerie éclate, tout accuse Telly mais est-il vraiment coupable ?
Sharlah va essayer de connaître la vérité et d’aider son frère qu’elle n’a jamais oublié.

Mon appréciation : « Un bon roman, avec des chapitres très courts. J’ai aimé ce polar, cependant ce n’est pas un coup de coeur. La première partie est excellente, mais la seconde perd de son intensité ; néanmoins ce roman se lit très vite et aide à vous détendre pendant cette période de confinement. »

Annick

« Juste derrière moi » de Lisa GARDNER – Albin Michel – 475 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#73)

« La famille Martin »
de David FOENKINOS

Thème : l’histoire d’une famille ordinaire

L’auteur a décidé d’écrire sur la première personne qu’il rencontrerait. Il aborde dans la rue Madeleleine, 80 ans. Ça sera la famille Martin le thème principal de son roman.
Une histoire à première vue banale. Et pourtant, rien ne l’est. Les deux filles de Madeleine, les petits-enfants, tous ont une histoire, comme tout un chacun peut en avoir une…

Mon appréciation : « La plume de David Foenkinos sait rendre ce roman attachant, teinté d’humour, et à la fois de légèreté et de gravité. »

Annick

« La famille Martin » de David FOENKINOS – Gallimard – 225 pages

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Jeumont : « nos lecteurs ont aimé » (#72)

« La vallée »
de Bernard MINIER

 

Martin Servaz reçoit un coup de fil qui va le perturber, celui de Marianne, la mère de son fils, enlevée et disparue depuis huit ans. Il se retrouve dans une vallée des Pyrénées coupée du monde près d’une abbaye. Dans cette vallée vont également avoir lieu des crimes épouvantables. La population terrifiée, veut faire justice, un corbeau accuse…
Une communauté au bord du chaos…
Notre inspecteur retrouve Irène Ziegler et ensemble ils résoudront cette enquête pour le moins angoissante.

Mon appréciation : « Ames sensibles s’abstenir car c’est un roman violent, certaines scènes sont vraiment très fortes ! Il y a beaucoup de surprises, du suspense, de fausses pistes et des personnages forts. « La vallée » est un très bon Bernard Minier. Lisez-le ! »
Ma note personnelle : 5 étoiles

Annick

« La vallée » de Bernard MINIER – XO éditions- 528 pages

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